25.02.23
22.04.23

ANJESA DELLOVA / PHILÉMON OTTH
SPORES / HOURGLASS

25.02.23 – 22.04.23


FR
Tunnel Tunnel a le plaisir de vous inviter au vernissage des expositions
«Spores» d’Anjesa Dellova & «Hourglass» de Philémon Otth

 

Le samedi 25.02.23 de 18:00 à 21:00

 

La huitième année de programmation démarre avec une double présentation de pratiques qui se répondent subtilement malgré leur apparente disparité. Anjesa Dellova poursuit l’exploration monochromatique d’une peinture figurative faussement naïve tandis que Philémon Otth élabore des installations subtiles et sensorielles. Les deux propositions, en mêlant des éléments personnels à des expériences perceptives, se rejoignent dans leur dimension phénoménologique.

 

Anjesa Dellova (1994, Lausanne) vit et travaille à Lausanne. Après son Bachelor en arts visuels obtenu à l’ECAL, elle décide de se consacrer pleinement à sa pratique picturale et poursuit sa formation au sein du programme Work.Master de la HEAD–Genève. Elle est lauréate du Prix d’art Kiefer Hablitzel│Göhner 2022.

 

Philémon Otth (1991, Lausanne) vit et travaille à Zurich. Il a obtenu un Bachelor en arts visuels à la ZHDK de Zurich, et un Master of Fine Arts de l’Institut Kunst – HGK FHNW de Bâle. Philémon Otth est par ailleurs membre du collectif d’artistes Natalie Portman et cofondateur de l’espace d’art indépendant zurichois Sentiment.

 

EN
Tunnel Tunnel is delighted to invite you to the opening of the following exhibitions:
«Spores» by Anjesa Dellova & «Hourglass» by Philémon Otth

 

On Saturday 25.02.23 from 18:00 to 21:00

 

The eighth year of programming kicks off with a double presentation of practices that are subtly interconnected despite appearing different. Anjesa Dellova pursues the monochromatic exploration of falsely naive figurative painting, while Philémon Otth creates subtle and sensory installations. By mixing personal elements with perceptual experiences, both proposals come together in their phenomenological dimension.

 

Anjesa Dellova (1994, Lausanne) lives and works in Lausanne. After obtaining her Bachelor’s degree in visual arts from ECAL, she decided to devote herself fully to her pictorial practice and continued her formation within the Work.Master program of HEAD-Geneva. Anjesa is the recipient of the Kiefer Hablitzel│Göhner Art Prize 2022.

 

Philémon Otth (1991, Lausanne) lives and works in Zurich. He obtained a Bachelor of Fine Arts from the ZHDK in Zurich, and a Master of Fine Arts from the Kunst Institute – HGK FHNW in Basel. He is also a member of the Natalie Portman artist collective and co-founder of the independent art space Sentiment in Zurich.


02.12.22
14.01.23

CAMILLE KAISER & JULIE SANDO
LUCID DREAMS

02.12.22 – 14.01.23


Tunnel Tunnel vous invite au vernissage de l’exposition «Lucid Dreams», le premier duo-show rassemblant des travaux de Camille Kaiser et Julie Sando.

 

À travers leurs pratiques, les deux artistes explorent les héritages d’histoires intimes tramées de liens entre des géographies et des identités multiples. Elles transmettent ces récits par des pratiques narratives et installatives subtiles, invitant le public à entrer dans une intimité dévoilée. Des travaux qui se rencontrent dans leur approche commune de l’image-récit, mêlant le cinéma à l’archive tant personnelle que publique et faisant de l’installation le support de nouvelles formes poétiques et politiques de présentialités.

 

Camille Kaiser (*1992, CH/FR) est une artiste et chercheuse basée à Genève. Elle a récemment reçu le prix spécial de la Fondation Kiefer Hablitzel aux Swiss Art Awards 2022 et elle prépare une exposition personnelle au Aargauer Kunsthaus prévue au printemps 2023. Julie Sando (*1993, CH/JP) est une artiste et cinéaste basée entre Lausanne et Genève. Son dernier film «Fuku Nashi» (2022) a remporté le premier prix de la Compétition Nationale ainsi que le Zonta Award au festival international de film Visions du Réel. 

 

Vernissage le vendredi 02.12.22 de 18:00 à 21:00

Exposition du 02.12.22 au 14.01.23

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

 

EN
Tunnel Tunnel invites you to the opening of the exhibition «Lucid Dreams», the first duo-show presenting together works by Camille Kaiser and Julie Sando.

 

Through their practices, the artists explore the legacies of intimate histories woven with ties connecting multiple geographies and identities. They transmit those stories through subtle narrative and installation works, inviting the public to enter unveiled intimacies. Their practices meet around a common approach of «image-récit», mixing cinema with personal and public archive and transforming installations into devices for new forms of poetic and political presentialities.

 

Camille Kaiser (*1992, CH/FR) is an artist and researcher based in Geneva. She recently received the Kiefer Hablitzel Foundation Special Prize at the Swiss Art Awards 2022. She is currently preparing a solo exhibition at the Aargauer Kunsthaus scheduled for spring 2023. Julie Sando (*1993, CH/JP) is an artist and filmmaker based between Lausanne and Geneva. Her latest film «Fuku Nashi» (2022) won the first prize in the National Competition and the Zonta Award at the international film festival Visions du Réel. 

 

Opening on Friday 02.12.22 from 18:00 to 21:00

Exhibition from 02.12.22 to 14.01.23

Open on Saturday from 11:00 to 14:00

 

*

Avec le soutien de | With the support of: Fondation Engelberts, Ville de Lausanne

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14.09.22
22.10.22

LÉA KATHARINA MEIER
NUIT NOMMÉE FANTÔME

14.09.22 – 22.10.22


FR

En mêlant texte, dessin et textile, Léa Katharina Meier crée des atmosphères rassurantes et angoissantes, tendres et monstrueuses, dans lesquelles la honte et le plaisir occupent une place empouvoirante. Par une installation performative rappelant certaines des scénographies de l’artiste, l’exposition «Nuit nommée Fantôme» transforme les espaces de Tunnel Tunnel en une chambre, un corps ou une ville, bercées par la lumière des lampadaires et des histoires fabuleuses.

 

Avertissement: certains travaux de l’exposition font mention de violences sexistes et sexuelles.

 

Le livre «Jour de Fête» – première monographie de l’artiste – construit à partir d’un conte et de dessins de Léa Katharina Meier, réalisé en collaboration avec la graphiste Gaëlle Renaudin et édité par Tunnel Tunnel, sera publié à la fin de l’année 2022.

 

Léa Katharina Meier (*1989 à Vevey, CH) est une artiste visuelle et performeuse, qui développe une démarche artistique d’auto-démolition, désirant exposer sa disgrâce et trouver de la grâce dans son propre ridicule. Elle a montré son travail dans plusieurs théâtres et espaces d’art en Suisse et a bénéficié des résidences Faap et Pivô arte e pesquisa à São Paulo (BR) en 2018 et 2019. En 2021, elle est lauréate du Prix du Jury et du Prix du Public lors du Prix Suisse de la Performance pour sa pièce «Tous les sexes tombent du ciel» (Coproduction TU – Théâtre de l’Usine et Arsenic – Centre d’art scénique contemporain). Elle est membre du collectif de traduction du portugais brésilien au français «BRASA – La traduction comme geste politique». 

 

EN

By mixing text, drawing and textile, Léa Katharina Meier creates reassuring and anguishing, tender and monstrous atmospheres, in which shame and pleasure occupy an empowering place. Through a performative installation which reminds of some of the artist’s stage designs, the exhibition «Nuit nommée Fantôme» transforms the spaces of Tunnel Tunnel into a room, a body or a city, lulled by the light of street lamps and fables.

 

Warning: some of the works in the exhibition mention sexist and sexual violence.

 

The book «Jour de Fête» – first monograph of the artist – constructed from a tale and drawings by Léa Katharina Meier, made in collaboration with the graphic designer Gaëlle Renaudin and edited by Tunnel Tunnel, will be published at the end of 2022.

 

Léa Katharina Meier (*1989 in Vevey, CH) is a visual artist and performer who develops an artistic approach of self-demolition, with the desire to expose her disgrace and find grace in her own ridiculousness. She has shown her work in several theaters and art spaces in Switzerland and benefited from the Faap and Pivô arte e pesquisa residencies in São Paulo (BR) in 2018 and 2019. In 2021, she won the Jury Prize and the Audience Prize at the Swiss Performance Award for her play «Tous les sexes tombent du ciel» (Coproduction TU – Théâtre de l’Usine and Arsenic – Centre d’art scénique contemporain). She is a member of the translation collective from Brazilian Portuguese to French «BRASA – La traduction comme geste politique».

 

*

 

Collaboration artistique et technique | Artistic and technical collaboration: Guits, Vicky Althaus
Conseillerx à l’écriture | Writing advisor: Nayansaku Mufwankolo
Musique et ambiance sonore | Music and sound atmosphere: Serge Teuscher
Texte sur la pratique de Léa Katharina Meier | Text on Léa Katharina Meier’s practice: Valentina D’Avenia

Avec le généreux soutien de | With the support of: Pro Helvetia, Fondation Leenaards, Service des affaires culturelles du Canton de Vaud, La Ville de Lausanne, Fonds Respect

Remerciements | Thanks to: Adina Secretan, Cecilia Mathys, Constance Brosse, Evo Jovičić, Juliana Stadelmann, Margaux Lang, Max Léo Hauri, Sibo, Tatiana Baumgartner

 

*

 

Texte de Valentina D’Avenia: «La dèche, l’abject et la désire: la poésie sale de Léa Katharina Meier»

 

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05.09.22
05.12.22

ARTISTS RIGHTS
PERMANENCES JURIDIQUES

05.09.22 – 05.12.22


Les prochaines permanences ont lieu les:

 

05.09.22

03.10.22

07.11.22

05.12.22

 

ARTISTS RIGHTS

Les artistes* sont sous-informé·x·e·s sur leurs droits. Cette sous-information nuit à leurs intérêts, notamment dans leurs relations avec d’autres acteur·rice·x·s du monde culturel. Les consultations sont proposées par des avocat·e·s spécialisé·e·s dans le droit de l’art. Un projet initié en janvier 2018 par la collaboration des associations Lab-of-Arts et Rosa Brux, et que Tunnel Tunnel accueille dorénavant à Lausanne, une fois par mois. Artists Rights est aussi présent à Genève au Bureau des Compagnies.

* toute personne active dans le milieu des arts contemporains

 

CONDITIONS

Inscription à un entretien par e-mail: info@lab-of-arts.com
Permanences juridiques de 19:00 à 21:00
Entretiens individuels limités à 30 minutes par personne
Adhésion à l’association Lab-of-Arts demandée, CHF 20.–
Coordinatrice Artists Rights: Lana Damergi

 

lab-of-arts.com

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28.05.22
02.07.22

ROMAN SELIM KHEREDDINE
HARD-WON IMAGES 2

28.05.22 – 02.07.22


FR

Faisant suite à la première partie du projet à l’Espace 3353 à Genève, «Hard-Won Images 2» présente une série de cinq vidéos issues des recherches menées par Roman Selim Khereddine au Maroc. Dans deux essais vidéo, l’artiste décrit la navigation dans des sites apparemment très distincts – un marché aux chiens et un cimetière. Ce diptyque est complété par deux installations vidéo qui font référence aux fables animalières marocaines. Agissant comme un lien entre les deux volets de l’exposition, et comme un dialogue entre les espaces – Espace 3353 à Genève et Tunnel Tunnel à Lausanne – le Pit Bull Terrier qui figurait déjà dans «Hard-Won Images» est toujours balancé dans les airs par son propriétaire dans une boucle sans fin. L’exposition est accompagnée d’un texte de Jackie Poloni et du livre d’artiste MALINWA.

 

Roman Selim Khereddine (*1989) est un artiste visuel qui travaille actuellement principalement avec le médium de la vidéo. Il est diplômé d’un Master en arts visuels, ainsi qu’en histoire. Il est le lauréat du prix Kiefer Hablitzel / Göhner en 2019, et des bourses de la Ville et du Canton de Zurich en 2021. Il vit et travaille à Zurich.

 

EN

Following the first part of the project at Espace 3353 in Geneva, «Hard-Won Images 2» features a series of five moving image works stemming from Roman Selim Khereddine’s research conducted in Morocco. In two video essays, the artist describes navigating seemingly very distinct sites – a dog market and a cemetery. This diptych is complemented by two video installations that refer to Moroccan animal fables. Acting as a link between the two iterations of the show, and as a dialogue between the spaces – Espace 3353 in Geneva and Tunnel Tunnel in Lausanne – the Pit Bull Terrier already figuring prominently in «Hard-Won Images» is still being swung through the air by her owner in an endless loop. The exhibition is accompanied by a text by Jackie Poloni and the artist book MALINWA.

 

Roman Selim Khereddine (*1989) is a visual artist currently working mainly with the medium of video. He has obtained Master’s degrees in fine arts, as well as history. In 2019 he was awarded the Kiefer Hablitzel / Göhner art prize, in 2021 the work stipends of both the city and the canton of Zurich. He lives and works in Zurich.

 

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Exhibition text: «I spy with my little eye», Jackie Poloni

 

Video: «Chameleons walk so hesitantly, because they fear the world could crumble beneath them», 2022

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10.03.22
23.04.22

SARAH BENSLIMANE
THE WAY WE TRUST

10.03.22 – 23.04.22


FR
Provoquer une expérience ludique et interactive de la géométrie, accessible au premier regard, voilà ce que l’artiste souhaite. Bénéficiant d’une exécution chérie et maîtrisée, ses œuvres se situent dans un espace où fonctionnalité rime avec esthétique, questionnant ainsi les limites de la peinture. Sarah Benslimane entend problématiser le caractère trivial d’une œuvre d’art, qui peut aujourd’hui être considérée comme un objet décoratif ou même un accessoire ornemental, et se trouver autant dans la familiarité d’un espace domestique que dans la froide monumentalité de l’institution. Influencée par des artistes comme Judd ou Mosset, Benslimane redéfinit joyeusement la relation que les spectateur·rice·x·s entretiennent avec une œuvre, cherchant constamment des moyens de stimuler leur implication mentale et visuelle. Elle cherche également à questionner le fétichisme patriarcal des matériaux luxueux et des procédés plastiques complexes ayant toujours été associés à l’histoire de l’abstraction: ainsi la fibre de verre est remplacée par du papier-mâché et des bassins élégants sont à présent pervertis par des pompes à eau “premier prix”. Couleurs acidulées, formes agressives, slogans autoritaires, fini “glossy” ou encore surfaces confortables sont les ingrédients utilisés pour créer une rencontre magique entre l’œuvre et celui qui la regarde. Grâce à une exécution consciencieuse et appliquée, ses travaux peuvent sembler faux, comme s’ils venaient de sortir d’une usine IKEA. Toutefois, restez concentré·e·x·s et ne manquez rien: tout est authentique, profond, altruiste mais il y a toujours un espace pour la maladresse et l’erreur. Le travail de Sarah tend vers une forme d’inclusivité dans la mesure où il propose des motifs accessibles, à l’instar de morceaux de mosaïques, de jouets pour enfant ou de symboles passés de mode venus tout droit des années 2010 ayant donné forme à des tatouages qu’on aimerait pouvoir effacer. Sarah ne cesse d’inventer des moyens pour que nous lui accordions notre confiance et pour nous inclure dans sa vision créative, car, au final, c’est de nous qu’il s’agit.

Marguerite Mikanowski

 

Sarah Benslimane (*1997) est une artiste d’origine française, algérienne et suisse. Elle vit et travaille à Genève. Après des expositions collectives à Karma International ou encore à Fri Art, “The Way We Trust” est sa première exposition personnelle.

 

EN
Engendering a ludic and interactive experience of geometry, which aims to be understood by the spectator within seconds: this is the wish of the artist. Her works, through their cherished and mastered execution, confound themselves in a place in which functionality echoes with aesthetics, thus questioning the limits of painting. Sarah Benslimane intends to problematize the trivialization of the artwork as a near object or even as an ornamental accessory, which could either belong to the familiarity of a domestic space or dwell in the  apparently distant strikingness of an institution’s white cube. Undeniably influenced by Judd or Mosset, Benslimane joyfully reshapes the relationship between an art piece and the public; constantly finding ways to stimulate the observer’s implication and attention span. Striving to question the patriarchal fetishization of lavish materials and sassy plastic procedures used throughout the history of abstraction, fiberglass is now replaced with papier-mâché and sleek metal containers are perverted with cheap water pumps. Vivid  colors, aggressive shapes, authoritative slogans, glossiness, and even comfy surfaces are the tokens used to create a magical encounter between the work and spectator. Due to a skilled execution, her works can often look fake, as if they just got out of an IKEA factory. Nevertheless, stay focused and do not miss the  point: everything is authentic, sensitive, deep, and caring but still there is always room for clumsiness and  awkwardness. Experiencing Sarah’s work feels seemingly inclusive as there are easy leitmotivs to latch onto: mosaics, toys and even outdated 2010’s symbols that gave form to unfortunate tattoos. Sarah never ceases to find new ways to make you trust her and make you part of her creative vision, because at the end of the  day, this is all about us.

Marguerite Mikanowski

 

Sarah Benslimane (*1997) is an artist of French, Algerian and Swiss origin. She lives and works in Geneva. After showing her work in group exhibitions at Karma International and Fri Art, “The Way We Trust” is her first solo exhibition.

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03.12.21
22.01.22

DAVIDE-CHRISTELLE SANVEE & VICENTE LESSER
SITTING ON AN EDGY EDGE

03.12.21 – 22.01.22


FR

Davide-Christelle Sanvee et Vicente Lesser nous parlent de la ville, de comment on l’habite, de comment elle est faite – par qui et pour qui. Iels disent les architectures, les textures, les détails oubliés. Iels racontent un lieu, ses structures, ce qu’il dissimule et celleux qu’il cache. Iels révèlent les chemins tracés, les coins aménagés, les espaces agencés, puis réveillent les potentiels et renversent le regard.

 

Davide-Christelle Sanvee (*1993, Suisse / Togo) est une artiste basée à Genève. Elle est diplômée d’un Bachelor en Arts visuels de la HEAD – Genève (2016) et d’un Master du Sandberg Instituut à Amsterdam (2019). Elle est lauréate du Swiss Performance Award 2019 avec sa performance “Le ich dans nicht”. Récemment, elle a montré son travail à E-flux, New-York ; Duplex, Genève ; Fondation Ricard, Paris ; Aargauer Kunsthaus, Aarau ; Istituto Svizzero, Rome ; DeSchool, Amsterdam ; Candyland, Stockholm ; Belluard Festival, Fribourg ; Centre Pompidou, Paris ; Urgent Paradise, Lausanne.

 

Vicente Lesser (*1992, Suisse / Chili) est un artiste basé à Genève. Il est diplômé d’un Bachelor en Arts visuels de l’ECAV (2015) et du Work.Master de la HEAD – Genève (2020). Récemment, il a réalisé une installation in situ permanente pour le Théâtre St-Gervais à Genève et a montré son travail à Stattelkammer, Berne ; Lokal-Int, Bienne ; Archivio Conz, Berlin ; Les Halles, Porrentruy ; Centre d’Art Contemporain, Genève (Bourses de la Ville de Genève 2021) ; Live in Your HEAD, Genève ; Halle Nord, Genève (Bourses déliées 2021).

 

EN

Davide-Christelle Sanvee and Vicente Lesser tell us about the city, how it is inhabited, how it is made – by whom and for whom. They say the architectures, the textures, the forgotten details. They talk about a place, its structures, what it covers, and who it hides. Davide-Christelle and Vicente reveal the traced paths, the arranged corners, the defined spaces, then they arouse potentials and reverse the gaze.

 

Davide-Christelle Sanvee (*1993, Switzerland / Togo) is an artist based in Geneva. She graduated from the HEAD – Genève in Fine Arts (BA, 2016) and from the Sandberg Instituut in Amsterdam (MA, 2019). She is the winner of the Swiss Performance Award 2019 with her performance “Le ich dans nicht”. Recently, she has shown her work at E-flux, New-York ; Duplex, Geneva ; Fondation Ricard, Paris ; Aargauer Kunsthaus, Aarau ; Istituto Svizzero, Roma ; DeSchool, Amsterdam ; Candyland, Stockholm ; Belluard Festival, Fribourg ; Centre Pompidou, Paris ; Urgent Paradise, Lausanne.

 

Vicente Lesser (*1992, Switzerland / Chile) is an artist based in Geneva. He graduated from the ECAV in Fine Arts (BA, 2015) and from the Work.Master at HEAD – Genève (2020). Recently, he created a permanent site-specific installation for the Théâtre St-Gervais in Geneva and showed his work at Stattelkammer, Bern ; Lokal-Int, Biel/Bienne ; Archivio Conz, Berlin ; Les Halles, Porrentruy ; Centre d’Art Contemporain, Geneva (Bourses de la Ville de Genève 2021) ; Live in Your HEAD, Geneva ; Halle Nord, Geneva (Bourses déliées 2021).

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16.09.21
30.10.21

TIPHANIE BLANC
L'ENCYCLOPÉDIE DES IMAGES

16.09.21 – 30.10.21


L’Encyclopédie des Images de Pascal Doury (1956 – 2001) est une encyclopédie dans laquelle toute tentative de classification semble vouée à l’échec et dont la cohérence repose sur un langage visuel très personnel et un procédé de fabrication systématique. Œuvre restée inachevée au moment de sa mort, elle a fait l’objet d’un inventaire complet lors de l’exposition organisée par Tiphanie Blanc et les étudiant·e·x·s du Work.Master de la HEAD – Genève au CNEAI en 2017. À cette occasion, les polycopiés légués par Pascal Doury au CNEAI ont été ré-assemblés, pliés et agrafés, et près de 200 livrets supplémentaires ont pu voir le jour. Au total ce sont plus de 350 fanzines répertoriés qui constituent aujourd’hui cet ensemble vertigineux.

 

Pascal Doury était un artiste, dessinateur, peintre et éditeur actif depuis la fin des années 70 et surtout connu pour les projets d’éditions et les expositions qu’il réalise avec son acolyte Bruno Richard, dont la revue Elles sont de Sortie. Devenu veilleur de nuit au quotidien français Libération au début des années 1990, Doury, alors émancipé de Richard, consacre son temps libre à plusieurs projets éditoriaux comme la revue Poézie Prolétèr ou encore Patate. C’est à cette période que naît l’Encyclopédie des images – des livrets autoproduits à la photocopieuse et réalisés en tirages très limités (une dizaine d’exemplaires par numéros) – à partir d’images de presses, de propositions d’artistes invité·e·x·s et d’images glanées dans les nombreux livres et objets de sa collection.

 

L’ensemble est constitué d’images, de textes et de documents mis en page et assemblés sous la forme de simples cahiers au format A5. Les livrets, alors vendus de main en main, sont rapidement épuisés et deviennent vite recherchés. Ce paradoxe, entre un processus de fabrication rapide et très économique et la rareté, fait partie intégrante du projet, lui conférant un statut d’œuvre en cours, impossible à appréhender dans sa totalité et sans cesse augmentée. Pour l’exposition, une grande partie des livrets ont été reproduits le plus fidèlement possible et sont proposés à la consultation et à la reproduction aux visiteur·x·se·s, par ailleurs invité·e·x·s à participer à la réactivation du processus de l’Encyclopédie lors de trois ateliers thématiques :

 

– Vendredi 17.09.21, 18:00 – 20:00 : Oélia Gouret, Fabrication de fanzines à partir d’un ou plusieurs objets choisis par les participant·e·x·s
– Samedi 18.09.21, 18:00 – 20:00 : Raquel Dias, Détournement d’images pornographiques

– Dimanche 19.09.21, 11:00 – 13:00 : Guillaume Pilet & Tiphanie Blanc, Atelier de dessin et collage pour enfants de 5 à 10 ans

 

Tiphanie Blanc est éditrice, enseignante, et programmatrice culturelle, basée à Bruxelles depuis 2017. Elle a créé sa propre maison d’édition, L’Amazone, en 2020 pendant la pandémie. Elle mène en parallèle des activités militantes au sein du collectif Wages For Wages Against, pour lequel elle organise des séminaires et tables-rondes sur le sujet de la précarité du travail artistique à travers l’Europe. Avant cela, elle a organisé de nombreux projets en institution (CNEAI, Châtou; Centre d’Art Contemporain, Genève ; Centre Pompidou, Paris ; CAPC, Bordeaux..) et géré des lieux associatifs comme l’espace d’Art Contemporain Forde à Genève entre 2010 et 2012, et la librairie La Dispersion qu’elle a fondé à Genève en 2013.

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30.08.21
04.09.21

ANNE SYLVIE HENCHOZ & DOROTHEA RUST
COLLECTIVE FRAGMENTS

30.08.21 – 04.09.21


FR

«collective fragments» est un processus performatif et une pièce expérimentale, et se déroulera durant 5 jours à Tunnel Tunnel. Ce collectif est formé par des performeuse.eur.x.s et participante.ant.x.s de tous les domaines et est ouvert à tousxtes sur inscription.

 

Il s’agit de partager des pratiques de façon collective dans un lieu pensé comme un espace sûr – safe space – et dans une attitude détendue. Le lieu devient un laboratoire où une communauté éphémère, tentaculaire et rhizomatique de personnes peut explorer ce qu’un corps peut faire ou ce que des corps peuvent faire ensemble, ce que les corps sont et signifient les uns pour les autres; comment ils peuvent partager l’espace, la présence et l’énergie. Chaque danse est enracinée quelque part et possède un potentiel puissant et transformateur.

 

La semaine est structurée en pratiques corporelles et chorégraphiques quotidiennes le matin, suivies de rassemblements, de récits partagés et d’explorations à l’intérieur et dans l’espace public. Nous danserons et pratiquerons l’inclusion sauvage. Une compilation de textes, de vidéos, d’images et d’autres partitions sera collectionnée et exposée: de la danse postmoderne, la somatique ou l’anthropologie à l’écologie et aux sciences spéculatives, en passant par l’activisme, la théorie et les pratiques queer (Simone Forti, Trisha Brown, Eva Karczag, Vincianne Desprets, Nastassja Martin, Hélène Cixous, Philipp Descola, Arudathi Roy, Donna Haraway, Timothy Morton, Audre Lorde, Sara Ahmed et plus encore).

 

 

*Programme*

 

Du lundi 30.08 au vendredi 03.09:
10:00 — 16:30 Pratiques corporelles, lectures, conversations, explorations.
Ouvert à tousxtes sur inscription (5 participantexs maximum), merci de vous inscrire ici: centre.choregraphique.ouvert@gmail.com. Si possible, présence complète pendant la semaine. Aucune connaissance préalable requise. Inclut également la proximité physique. Précautions Covid: être doublement vaccinéexs, ou présenter un auto-test négatif datant de maximum 72h.

 

Samedi 04.09: 

16:00 — 20:00 Scène ouverte

20:00 — 22:00 Ballroom dance

16:00 — 22:00 Exposition

Ouvert à tousxtes sans inscriptions

 

 

*Artistes.x*

 

Dorota Gaweda et Eglè Kulbokaité
Duo d’artiste basé à Bâle. Leur pratique s’étend de la performance au texte, à la sculpture, vidéo, photographie et installations ainsi qu’à la fragrance. Le duo a fondé le collectif YOUNG GIRL READING GROUP en 2013. Le duo a exposé internationalement.

 

Meloé Gennai
Artistex, poètex et performeurx basé.e à Genève. Ielle s’identifie comme “Handi” . Sa pratique est actuellement focalisée sur les langages et cultures imprégnée des disabilities studies.

 

Anne Sylvie Henchoz
Artiste, performeuse basée à Lausanne. Diplômée de la HEAD, son travail a été montré dans de nombreuses institutions suisses et à l’étranger. Elle développe actuellement un projet de Centre chorégraphique ouvert à tous.x.tes (CHO).

 

Jonsson Christina
Artiste et performeuse danoise. Elle curate l’espace d’art lausannois “Espace d’Arts Saint-Valentin”  de 2011 à 2018. Elle travaille actuellement entre Lausanne, Copenhague et Bornholm Island et continue à élaborer des situations artistiques par le biais d’objets, de performances, de conservations et de collaborations.

 

Eva Karczag
Danseuse et artiste. Depuis le début des années 70, elle développe un travail personnel et collaboratif autour du potentiel exploratoire de la danse, en terme de transmission et de création. Elle fait partie de la Compagnie Trisha Brown Dance Compagny de 1979 à 1985.

 

Rosida Koyuncu
Rosida Koyuncu, née au Kurdistan en 1988, ielle est artistex, journaliste, cinéaste et activiste LGBTIQ+. Ielle habite à Genève comme réfugiée politique depuis janvier 2017.

 

Dorothea Rust
Dans les années 80, elle étudie la danse à New York, puis plus tard les beaux-arts ainsi que les cultural et gender studies à Zurich (ZHdK). Son travail s’étend de la performance aux expositions ainsi que l’écriture et la curation de plateformes performatives et discursives.

 

EN

«collective fragments» is a performative process and an experimental piece, which will last 5 days in Tunnel Tunnel. It is formed by a body of performers.x and participants from all fields upon registration. Creating a safe practice space with layed back countenance, a laboratory where temporary, sprawling and rhizomatic ephemeral community of people can explore what a body can do or what bodies can do together and what bodies are and mean to each other, how they can share space, presence and energy. Every dance is rooted somewhere and has powerful and transforming potential of which routines and authorities are afraid of.

 

The week is structured into morning daily body and movement practices, followed by gathering, narrations and explorations inside and in public space. We will dance and practice wild inclusiveness. In the collection space a compilation of textes, videos, images and other media-objects are awaiting: from postmodern dance, somatics, antropology to ecology, speculative sciences, activism, queer theory and practices (Simone Forti, Trisha Brown, Eva Karczag, Vincianne Desprets, Nastassja Martin, Hélène Cixous, Philipp Descola, Arudathi Roy, Donna Haraway,  Timothy Morton, Audre Lorde, Sara Ahmed and more).

 

 

*Programm*

 

Monday 30.08 to Friday 03.09:
10:00 — 16:30: Body pratices, readings, conversations, explorations.
Open to everyone on inscription (maximun 5 participants), please register here centre.choregraphique.ouvert@gmail.com. If possible full presence during the week. No prior knowledge required, physical or otherwise. Also includes physical proximity. Covid-precautions: if you want to participate either you are twice vaccinated or you show a very recent auto-test.

 

Saturday 04.09:

16:00 — 20:00 Open stage

20:00 — 22:00 Ballroom dance

16:00 — 22:00 Exhibition

Open to all without inscriptions

 

*Performers.x*

 

Dorota Gaweda and Eglè Kulbokaité
Are an artist duo based in Basel (CH). Their work spanns performance, text, installation, fragrance, photography, sculpture and video. The  duo are the founders of YOUNG GIRL READING GROUP ( 2013 – ). The duo have exhibited internationally.

 

Meloé Gennai
Artistx, poetx, performerx based in Geneva and Zurich, identified as crip, working currently on disabled cultures and languages.

 

Anne Sylvie Henchoz
Artist and performer, based in Lausanne. Graduated from the HEAD (Geneva). She exhibited in many swiss institutions and abroad. She currently developps a project named Centre chorégraphique ouvert à tous.x.tes (CHO).

 

Jonsson Christina
Danish performing and visual  artist, she has run the Lausanne-based art space “Espace d’Arts Saint-Valentin” (2011-18) and is now working between Lausanne, Copenhagen and Bornholm Island as she continues to work-out art situations through objects, performances, curation and collaborations.

 

Eva Karczag
Independent dance artist. Since the early 1970s, performs solo and collaborative work. Teaches and advocates for explorative methods of dance making. Danced with the Trisha Brown Dance Company from 1979–85.

 

Rosida Koyuncu
Rosida Koyuncu, born in Kurdistan in 1988, artistx, journalistx,  filmakerx and activist LGBTIQ+. Lives in Geneva as political refugee from January 2017.

 

Dorothea Rust
Since 1983 studying and dancing in New York, fine arts and cultural / gender studies in Zurich (ZHdK), performances, interventions and exhibitions in translocal and -continental contexts, somatic practice, writing, organizing platforms for performative and discursiv practices.

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19.06.21
10.07.21

JONAS VAN & JUNO B
KEBRANTO

19.06.21 – 10.07.21


FR

Prenant part au projet TUNNEL VISION, qui accompagne unxe artiste au cours de son processus de recherche, de création et de production, Jonas Van présente une installation audiovisuelle, en collaboration avec l’artiste Juno B.

 

Kebranto – en portugais du Brésil – est un sortilège. Jeté à partir du regard, le sort casse l’esprit en morceaux et empêche son mouvement. Kebranto est un geste chargé de pouvoir magique, qui nous rappelle que nos corps, et l’énergie qui y habite, sont puissantes. Kebranto est une décristallisation de la cisgénérité, qui s’opère par d’autres pactes.

 

La décomposition de la matière organique, qu’il s’agisse de végétaux ou d’animaux morts, libère des gaz qui s’enflamment spontanément au contact de l’air. Ces flammes, emportées par les courants d’air, créent le feu follet. Dans le nord et le nord-est du Brésil, selon la cosmoperception Tupi Guarani, ce feu est l’entité Boitatá : un serpent de feu qui se nourrit d’yeux.

 

Les artistes présentent une fiction documentaire fondée sur l’idée que le serpent Boitatá est l’ancêtre des corps trans et désobéissants de genre. Une possibilité de transmutation corporelle et temporelle à partir de la rencontre avec le serpent, qui, en regardant les autres êtres, les modifie de manière irréversible.

 

Jonas Van (Ceara, 1989) est un artiste et curateur brésilien transviado basé à Genève. Sa pratique est un exercice radical de questionnement des structures du pouvoir cisnormatif, créant des écologies queer en utilisant la vidéo et le son, l’installation éphémère et le texte. Son travail propose la monstruosité comme une narration fictionnelle et profondément intime, une fracture linguistique et temporelle dans une perspective anticoloniale. Son projet pour TUNNEL VISION comprend deux volets : Kebranto et Spelling Desire.

 

Juno B est un artiste multiforme, basé à São Paulo, dont le travail oscille entre la vidéo, la direction artistique et le graphisme. À travers ses œuvres, il propose des expérimentations formelles et matérielles, des réflexions et des dialogues au moyen de récits et de possibilités d’être au monde non hégémonique.

 

Avec le soutien du Fonds culturel Sud – artlink

 

 

EN

Taking part to the project TUNNEL VISION, that supports an artist’s research, creation and production process, Jonas Van presents an audiovisual installation, in collaboration with artist Juno B.

 

Kebranto – in Brazilian Portuguese – is a spell. Cast from the eyes, the spell breaks the spirit in pieces, preventing it from moving. Kebranto is a gesture that is filled with magical power, reminding us that our bodies, and the energy within them, are powerful. Kebranto is a decristallization of cisgenerity, operating through other pacts.

 

The decomposition of organic matter, whether from dead plants or animals, releases gases that ignite spontaneously when in contact with air. The air currents, caused by small movements, move the flames creating the will-o’-the-wisp. In the north and northeast of Brazil, according to the Tupi Guarani cosmoperception, this fire is the entity Boitatá: a fire serpent that feeds on eyes.

 

The artists present a doc-fiction based on the idea that the Boitatá snake is the ancestor of trans and gender disobedient bodies. A possibility of corporeal and temporal transmutation from the encounter with the fire serpent, which, by looking at other beings, changes them irreversibly.

 

Jonas Van (Ceara, 1989) is a brazilian transviado artist and curator, based in Geneva. His practice is a radical exercise in questioning cisnormative power structures, creating queer ecologies using video-sound, ephemeral installations and text. His work proposes monstrosity as a fictional and deeply intimate narrative, a linguistic and temporal fracture in an anti-colonial perspective. His project for TUNNEL VISION includes two parts: Kebranto and Spelling Desire.

 

Juno B is a multifaceted artist based in São Paulo, whose work oscillates between video, art direction and graphic design. Through his works, he proposes formal and material experiments, reflections and dialogues through narratives and possibilities of being in the non-hegemonic world.

 

With the support of Fonds culturel Sud – artlink

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30.04.21
29.05.21

ALAN SCHMALZ & COSTANZA CANDELORO
DEVOURED SPACES

30.04.21 – 29.05.21


Les mots et les images offrent une étrange résistance à l’usure. Le temps qui passe emporte autant de récits qu’il en génère de nouveaux. Dans les ruines de la mémoire collective on ramasse les cailloux pour les lancer sur les derniers vestiges érigés des pouvoirs concupiscents. Costanza et Alan adressent des messages à leurs futurs multiples, hypothétiques, encapsulés dans des bouteilles sans étiquettes ou des pilules bicolores.

 

Chroniques d’une fin du monde qui se danse en temps réel, mais où rien n’est jamais fini. L’entropie offre ses fissures aux résurgences des histoires insomniaques. Toujours proposer des versions alternatives, refuser la fatalité, combattre le sens commun. Activer les récits comme on ravive un feu, souffler sur les braises pour réveiller l’insurrection. Raconter la même histoire dans toutes les langues, dans des langues qui n’existent pas.

 

Costanza Candeloro (*1990, Bologne) vit et travaille entre l’Italie et la Suisse. Elle a obtenu en 2014 un Bachelor en arts visuels à la HEAD–Genève. Récemment, elle a participé à Retrofuturo, au MACRO, Musée d’art contemporain de Rome, STATE OF MIND, à l’Institut suisse de Milan, H or Audience à Fri Art, Fribourg, et a réalisé le projet online Life-Edit pour la Fondazione Prada, Milan.

 

Alan Schmalz (*1987, Genève) est diplômé de la HEAD–Genève en 2014. Depuis 2012 il expose régulièrement dans des lieux et institutions tels que Forde (Genève), Swiss Institute (New York), Truth and Consequences (Genève), Weiss Falk (Bâle) ou encore la Friche de la Belle de Mai (Marseille).

 

Publiés par Tunnel Tunnel à l’occasion de «Devoured Spaces»:
– «There Is No Immunity Without Sickness, At Least Let’s Get Sick Of Love», Costanza Candeloro, 2021
– «Le Bal des Estomacs (une histoire pour les enfants)», Alan Schmalz, 2021

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26.04.21
02.05.21

GIANMARIA ANDREETTA & NOÉMI MICHEL
MATRICES NOIRES

26.04.21 – 02.05.21


Matrices Noires est un projet proposé par Noémi Michel et Gianmaria Andreetta autour du livre «Nous qui versons la vie goutte à goutte ; féminismes, économie reproductive et pouvoir colonial à La Réunion» de Myriam Paris.

 

«Matrices Noires» est un atelier de lecture et d’écriture en trois volets, et un moment de conversation avec la chercheuse Myriam Paris autour de son ouvrage. Chaque session est consacrée à une partie différente du livre de Myriam Paris et réunit un groupe différent de participant·x·e·s. L’horizon de chacune de ces sessions consiste à discuter de la lecture de Paris, en articulation avec des extraits du texte de Hortense Spillers «Mama’s Baby, Papa’s Maybe» en vue de produire des questions, réflexions et éléments d’un fil conducteur de la conversation avec Myriam Paris qui ponctue la série de rencontres.

 

Les ateliers sont menés de manière collaborative selon une dramaturgie et une architecture narrative que Noémi Michel et Gianmaria Andreetta ont préparé en amont, dans le but de favoriser une improvisation encadrée et située. Ces trois moments ainsi que la conversation avec Myriam Paris forment in fine la matière à partir de laquelle Gianmaria Andreetta et Noémi Michel réalisent un projet éditorial et sonore (livre à paraître en 2023 tbc) en collaboration avec l’artiste Ka(ra)mi et co-éditée avec Tunnel Tunnel.

 

Avec: Gianmaria Andreetta et Noémi Michel, co-organisateur.trice et participant·x·e·s; Inès El Shikh, Vista Eskandari, Yasmeen Chaudhry, et Idil Abdulle du collectif Faites des Vagues; Larissa Tiki Mbassi qui a collaboré avec Inès, Vista et Noémi dans le cadre de son séminaire; Lucie Mercier et Franck F. Ekué, membres du collectif de traduction de Hortense Spillers; l’équipe curatoriale de Tunnel Tunnel; et Myriam Paris.

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04.03.21
10.04.21

JÉRÉMY DAFFLON & NELSON SCHAUB
BED ROMANCE

04.03.21 – 10.04.21


Les couleurs claquent. Parlent trop fort.
Ce décor saturé est l’épicentre des tremblements du corps. Le territoire où se déroulent les récits aux identités fluides, qui brossent les traits de réalités fantasmées, exagérées et nécessaires. Des histoires à caresser du bout des doigts, insinuées dans les draps.
Au creux des plis de satin se lovent les émotions profondes, qui organisent dans l’ombre une insurrection des sentiments.
Dans ce théâtre d’introspection, exubérant mais pudique, les personnages semblent trop bons pour être mauvais, trop suaves pour être vraiment bons, mais jamais assez mauvais pour inspirer du rejet.
Une douceur érotique nimbée de rêveries adolescentes où le corps est avant tout le terrain de bataille des grands questionnements.
Que faire face au monde, qui être dans la solitude du groupe, que déceler dans le reflet des surfaces lisses, qui devenir dans la pénombre des draps de lit ? Et si cette fiction n’était pas plus réelle que la vérité artificielle qu’on se transmet comme un virus ?

 

Jérémy Dafflon (*1996) vit et travaille à Genève. Il est actuellement étudiant en Bachelor en arts visuels à la HEAD. Nelson Schaub (*1995) vit et travaille à Genève. Il est actuellement étudiant en Work.Master à la HEAD.

 

Ouverture le jeudi 4 mars 2021 de 17:00 à 22:00
Exposition du 4 mars au 10 avril 2021
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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12.20
01.21

ÈVE MARIE PERRIN
NOUS

12.20 – 01.21


Durant le mois de décembre 2020, la série photographique «Nous» d’Ève Marie Perrin est exposée en Ville de Lausanne, sur des espaces d’affichage culturel. 

 

«Suite à la mort de George Floyd, beaucoup de questions ont étés soulevées vis-à-vis des violences policières à caractère raciste en Suisse. Je me suis énormément questionnée sur la place des personnes noires dans l’espace public, notamment quant à leur image à travers les médias. L’image construit notre imaginaire (collectif). Je voulais, durant cette période où la personne noire s’est retrouvée au centre des discussions, articles, émissions, permettre aux participant·e·x·s de cette série photo une totale liberté quant à la place qu’iels souhaitaient prendre dans l’espace public. Ces mêmes réflexions ont été poussées lors des manifestations, de par l’ambivalence entre devoir d’archivage et pudeur dans ces moments intimes pour certain·e·x·s, difficiles pour d’autres.

 

Le projet a démarré par un appel public. Ensuite, j’expliquais ma démarche à chaque personne intéressée, il me semblait important de mettre la personne à l’aise via le dialogue et comprendre pourquoi celle-ci participait au projet. C’était un moment de partage dans une période qui était particulièrement complexe pour les afro-descendant·e·x·s. Au-delà de la photo, nous avons pu discuter de notre ressenti, de nos émotions, réactions sans avoir à justifier rien de cela. Avant d’être un projet à présenter au monde, c’était pour moi une façon de m’occuper quand je me suis sentie impuissante. Une sorte de thérapie en partageant avec des personnes qui pouvaient comprendre ce que l’on ressent.»

 

Photographies, Texte : Ève Marie Perrin

Réalisation graphique : Eilean Friis-Lund et Alice Vodoz

Typographie : Alpha, Omnitype

Impression : Duo d’Art

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08.12.20
03.01.21

NO SHOW ROOM #1: LAURE MARVILLE
MADE BY THE HAND? MADE BY THE MOUTH.

08.12.20 – 03.01.21


Fermé pour le moment, sans la possibilité d’organiser un vernissage, Tunnel Tunnel a décidé d’investir malgré tout son espace – la partie vitrée à l’avant de l’édicule – avec une exposition de l’artiste lausannoise Laure Marville, visible uniquement depuis l’extérieur. Afin de continuer à montrer le travail des artistes durant ces périodes incertaines, nous ouvrons le premier NO SHOW ROOM : un espace-temps de la non-exposition, du no show, un espace d’exposition entre deux réouvertures. Les circonstances de fermeture de l’espace obligeant les artistes et le collectif à mettre sur pied un projet en peu de temps, l’idée du NO SHOW ROOM est d’inviter des personnes à investir l’espace vitré de Tunnel Tunnel en montrant des pièces déjà produites, un travail déjà réalisé. L’exposition «Made by the hand? Made by the mouth.» de Laure Marville est accessible et visible en tout temps depuis l’extérieur, du 8 décembre 2020 au 3 janvier 2021. Toute demande d’acquisition d’œuvre peut être adressée au collectif de Tunnel Tunnel ou directement à l’artiste.

 

Souvent flexible et toujours multicouche, le travail de Laure Marville (*1990, Lausanne) s’organise à la manière d’une carte heuristique. Les diverses techniques et matériaux qu’elle utilise, tels que par exemple l’impression manuelle, la gravure, le texte, la couture ou encore la broderie s’organisent selon une structure de codes et de références soutenant une pensée complexe et non hiérarchique. L’intérêt porté aux pratiques dites artisanales peut être lu comme un statement au service de la domesticité, de l’amitié et des collaborations organiques. L’artiste met ainsi en place un système de références et de citations lui permettant de communiquer les engagements qui lui sont propres, tels que par exemple la liberté d’accès aux savoirs ou encore l’émancipation des voix des femmes.

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25.09.20
07.11.20

KIM COUSSÉE & INNER LIGHT
NO HOLIDAYS

25.09.20 – 07.11.20


Pour «No Holidays», Kim Coussée explore la modification de la mémoire, le devoir de se rappeler l’oubli. Elle s’intéresse aux altérations du temps qui passe, et qui font qu’une seule personne peut percevoir sa propre histoire de plusieurs manières différentes. En créant des objets qu’elle utilise comme générateurs de souvenirs, Kim Coussée fait apparaître une multitude de perceptions mémorielles, qu’elles soient synchroniques ou décalées, qu’elles appartiennent à la même mémoire ou non. Le rôle de la transmission devient alors essentiel et central. Quelles subjectivités décide-t-on de transmettre? Quelles sont celles qu’on ne perpétuera pas?

 

Créé en 2018 et actif entre Paris, Genève et Lausanne, Inner Light est un collectif d’artistes travaillant autour de l’impression et du vêtement. Pour cette proposition, ielles s’émancipent de la forme portée afin de développer et de structurer leurs réflexions en tableaux, mettant en lumière et conceptualisant visuellement leurs processus créatifs. Pour ses membres, Inner Light a une fonction d’école, où des alternatives de production et de matériaux sont recherchées. En développant une pratique entre la sculpture et le vêtement, Inner Light souhaite opérer en coalition, de manière horizontale, de pair·x·e·s-à-pair·x·e·s, dans un contexte où la solidarité existe par nécessité. En redonnant à la gravure son aspect sériel, Inner Light entame une réflexion sur l’artisanat tout autant que sur l’idée du luxe et ses ambivalences; le collectif cherche à se positionner de manière radicale dans l’industrie de la mode, en refusant les contradictions des grands groupes, comme la production industrielle «green», le caractère individualisant des pièces uniques, et la logomanie, prise entre volonté ostentatoire et contrefaçon. L’estampe sérielle retrouve une pertinence, dans un atelier en collectif, où l’exploration, l’intégration et le partage de leurs univers respectifs est au centre de leur production à huit mains.

 

Kim Coussée (*1994 à Bruxelles) est graphiste indépendante. Elle vit et travaille entre Lausanne et Paris. Elle travaille au sein du collectif Inner Light depuis 2018.

 

Sherian Mohammed Forster (*1993 à Genève) est diplômé de l’Ecal en 2019. Il participe à un programme d’échange à la Ale School of Fine Arts, Addis Abeba en 2018. Il travaille au sein du collectif Inner Light depuis 2019.

 

Gaia Vincensini (*1992 à Genève) vit et travaille entre Genève et Paris. Active au sein du collectif Inner Light depuis 2018, elle est lauréate du prix Manor et actuellement en résidence à la Cité internationale des arts à Paris.

 

Eliott Villars (*1995 à Genève) vit et travaille entre Genève et Paris. Il est diplômé en 2019 de l’ecal. Il travaille au sein du collectif Inner Light depuis 2018.

 

Vernissage le vendredi 25 septembre à 18:00
Exposition du 26 septembre au 7 novembre
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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03.09.20
07.11.20

MÉLISSA ROUVINET
FAITES DEMI-TOUR DÈS QUE POSSIBLE

03.09.20 – 07.11.20


La pratique de Mélissa Rouvinet cherche à construire un cadre de représentation au récit, lié aux corps et aux objets. En créant des espaces scénographiques, elle questionne la création de liens entre les formes et les sens dans l’émergence de la fiction. L’appréhension des couleurs et de la sensualité des matériaux parcourt l’ensemble de son travail.

«Faites demi-tour dès que possible» est un projet issu d’un itinéraire initiatique, une rêverie longue de quelques mois, peut-être plus, autour de la place du Tunnel. Invitée à intervenir à l’extérieur de l’espace d’exposition, l’artiste s’inspire des mouvements qui l’entourent. Elle révèle cet environnement et construit un cadre de représentation, un récit, lié aux objets qu’elle y présente, soulignant les comportements humains. Ici, tout circule, le mouvement est omniprésent.

 

Lors du vernissage, elle invitera l’artiste Charlotte Nordin à venir chanter et performer. Ensemble, elles convoqueront un paysage sonore et visuel aux allures de rituel.

 

Mélissa Rouvinet (*1988) est diplômée de l’édhéa en 2019 et vit à Lausanne où elle suit actuellement une formation en master à La Manufacture, haute école romande de Théâtre en section scénographie. Son travail a été montré à la Galerie 3000 à Berne, à la galerie Bernhard Bischoff et prend part cet été à l’exposition Plattform 20, à Fri Art Kunsthalle Fribourg.

 

Charlotte Nordin (*1983) expérimente le son dans son travail performatif au sein de ses installations, habituellement composées de plusieurs tonnes d’argile cru. Ses performances sont chantées, accompagnées d’instruments préenregistrés.

 

Vernissage le jeudi 3 septembre à 17:00, performance sonore à 19:00
Exposition du 5 septembre au 7 novembre
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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06.03.20
13.06.20

COLLECTIVE DISGRACE
NO TEETH LEFT

06.03.20 – 13.06.20


En imaginant qu’un retour du monstrueux comme forme d’altérité dans les représentations permettrait d’éviter l’apocalypse, Collective Disgrace propose une exposition qui suggère, avec une touche de comique et d’ironie, de porter un regard nouveau sur notre rapport à l’étrange. Transformant Tunnel Tunnel en cabinet monstrueux ou en maison hantée, les formes présentées jouent avec les codes du repoussant et de la peur d’une époque désormais révolue, pour tenter, du moins en pensée, de ressusciter les chimères.

 

Collective Disgrace – Henry Drake, Ilana Winderickx, Pablo Rezzonico Bongcam, Sophie Conus – est un groupe de quatre jeunes artistes basé·e·s à Genève qui s’intéressent aux concepts de l’altération, du monstrueux et de l’étrange. Ensemble, ils/elles travaillent à la remise en question des imaginaires apocalyptiques par la réappropriation de la peur comme outil d’action collective.

 

“Langues fourchues – un podcast monstrueux” de Collective Disgrace avec Nadia Elamly, diffusé le 28 mai 2020 sur radio-40.ch

 

 

Vernissage le vendredi 6 mars à 18:00

Exposition du 6 mars au 11 avril 2020

Réouverture et prolongation du 16 mai au 13 juin 2020

Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

 

 

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06.12.19
25.01.20

JOHANNA ODERSKY, MIRE LEE, PHILIPPE DAERENDINGER
IN BETWEEN UNEVEN STAIRS

06.12.19 – 25.01.20


Apprivoiser la confusion, perturber la domesticité. Entre le solide et le liquide, le creux et le plein, l’organique et l’artificiel, les sculptures tentaculaires de Johanna Odersky, Mire Lee et Philippe Daerendinger se déploient comme pour chercher un repère, une prise à laquelle s’accrocher. Les matériaux varient, s’éparpillent, se regroupent, et font écho à la composition des corps dans l’espace d’exposition, en les renvoyant à leur structure, à la texture de leur chair.

 

Johanna Odersky (*1993) vit et travaille à Francfort. Avec ses sculptures, elle s’intéresse aux silhouettes qui séparent l’intérieur de l’extérieur, ainsi qu’aux mécanismes d’inclusion et d’exclusion qui en émergent. Également connue sous le nom de son projet musical Iku, elle a présenté son travail dans plusieurs expositions, festivals ou lieux culturels en Europe et à l’international. Elle est actuellement étudiante en Arts visuels à la Städelschule.

 

Mire Lee (*1988) vit et travaille à Amsterdam. Son travail sculptural explore des textures organiques avec divers matériaux, tels que des moteurs électriques, des tuyaux en PVC, du silicone et de la graisse. Elle a présenté ses oeuvres dans plusieurs expositions en Corée et en Europe, et figure notamment parmi les artistes exposé·e·s à la Biennale de Lyon cette année. Elle est diplômée de l’Université des Beaux-arts de Séoul.

 

Philippe Daerendinger (*1984) vit et travaille à Londres. Il réalise des oeuvres qui assemblent objets utilitaires et formes hybrides, en mélangeant récits personnels et références artistiques. Diplômé de l’ECAL, il a présenté ses œuvres dans plusieurs expositions en Suisse et à l’étranger.

 

Vernissage le vendredi 6 décembre à 19:00
Exposition du 6 décembre 2019 au 25 janvier 2020
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00
L’espace sera fermé entre le 21 décembre 2019 et le 5 janvier 2020

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12.10.19
16.11.19

NOÉMIE DEGEN & SIMON JATON
NODDING OUT TO RISING MIST

12.10.19 – 16.11.19


Noémie Degen (*1996) & Simon Jaton (*1994) sont diplômé·e·s d’un Bachelor en Arts visuels de l’ECAL et fondateur·trice·s de l’espace d’art indépendant Alienze (alienze.ch). Les deux artistes vivent et travaillent actuellement à Vienne (AT) et étudient au sein du département de sculpture à l’Akademie der bildenden Künste. Avec la participation de Johanna Odersky et Emanuele Marcuccio, et un texte de Sherian Mohammed Forster.

 

Espace blanc : «When the ways grew narrow»

Espace vitré : «I can’t deny we’ve had fun, though»

 

Vernissage le samedi 12 octobre à 18:00

Exposition du 12 octobre au 16 novembre 2019

Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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15.05.19
08.06.19

BON GAH
SHORT NOTICE

15.05.19 – 08.06.19


Tunnel Tunnel a le plaisir de vous inviter à une discussion informelle autour du collectif iranien Bon-Gah, à l’occasion de laquelle seront présentés des travaux et publications d’artistes constituant le collectif.

 

Avec Alireza Mohammadi, Mahmoud Bakhshi, Hamidée Ba, Neda Zore, Reyhan Lál, Sadra Wejdani, Shahrzad Changalvaee

 

Bon-Gah est une organisation à but non lucratif fondée en 2004 en tant que maison d’édition indépendante de livres d’art, et s’est transformée en un projet plus large mené par un groupe d’artistes. Bien que l’initiative se concentre principalement sur les arts visuels et les projets novateurs créés par des artistes, l’organisme s’est également étendu à la littérature et à ses relations avec les arts visuels. Bon-Gah espère continuer à offrir un lieu alternatif aux créateur·rice·s contemporain·e·s et élargir sa communauté au-delà des pratiques, des médias et des frontières.

 

Discussion le mercredi 15 mai 2019 de 19:30 à 21:00
Exposition jusqu’au 8 juin 2019
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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29.04.19
02.05.19

QUITTER SON MILIEU

29.04.19 – 02.05.19


«Quitter son milieu»

Workshop

 

«Je vois une jungle.»
«Je vois voler des oiseaux aux couleurs vives.»
«Je vois une montagne – un volcan.»
«Oui la jungle recouvre ses flancs.»
«Et je vois une grotte.»
«Sur le côté de la montagne.»
«Et nous pouvons y descendre jusqu’au feu.»
Starhawk, Rêver l’obscur: femmes, magie et politique

 

Les frontières entre l’extérieur et l’intérieur ne sont pas toujours faciles à identifier – celles du corps, celles du groupe, du collectif, celles du «milieu» – et pourtant elles délimitent parfois des lieux étrangers à soi, des lieux où l’on ne se sent pas autorisé·e à aller. Elles déterminent cependant des liens possibles à l’autre, aux autres. Existe-t-il une possibilité de les franchir ?

 

Tunnel Tunnel invite Martin Schick (activiste et performeur) et le groupe « formation continue continue », collectif formé à l’issu d’un atelier donné à La Manufacture – Haute Ecole des Arts de la Scène de Lausanne, pour un workshop corporel, réflexif et actif de 4 jours. Les intentions sont d’ouvrir la parole le plus loin possible, de tisser des liens avec ce que nous connaissons le moins, de sortir de sa zone de confort, d’aller au-devant de ce qui est sans habitude.

 

Ce workshop s’adresse aux artistes et acteurs·trices de la scène de l’art (au sens large) qui souhaitent questionner leurs privilèges, qui souhaitent créer du lien, ailleurs et autrement. Ce workshop est également ouvert à toute personne intéressée, dans la limite des places disponibles (maximum 20 personnes).

 

INFORMATIONS

 

Workshop du lundi 29 avril au jeudi 2 mai 2019, entre 10:00 et 14:00

10:00-11:00 Training corps basé sur la technique de Bodyweather à Tunnel Tunnel

11:00-14:00 Expériences / Résidences / Rencontres hors-milieu dans le quartier du Tunnel

Si vous êtes intéressé·e·s à participer à ce workshop, merci de vous inscrire à tunneltunnel.lausanne@gmail.com.


07.03.19
20.04.19

CARLOTTA BAILLY-BORG & LUCA ROSSI DOSSI
IRRÉVÉRENCES

07.03.19 – 20.04.19


Le lien entre ces deux pratiques picturales ne saute pas aux yeux.
Intuitivement, les courbes irréalistes des corps de Carlotta Bailly-Borg répondent aux découpes audacieuses des châssis de Luca Rossi Dossi. Les deux ébauchent des stratégies de séduction grinçantes où le charme est nimbé de résistance. Où la séduction exige une implication, un engagement de la part des deux parties. Les deux pratiques respectives attestent d’un grand sens pictural, d’un plaisir de peindre et de questionner les bordures de l’histoire de la peinture, avec une politesse qui tutoie l’impertinence, et où l’irrévérence est une forme d’allégeance critique.

 

Née en 1984, Carlotta Bailly-Borg est une artiste française établie à Bruxelles. Après l’obtention de son diplôme de l’Ecole nationale supérieure d’art de Paris-Cergy, elle est résidente au Pavillon du Palais de Tokyo. Son travail a été notamment exposé à la Fondation Ricard à Paris, chez Karma International à Los Angeles, à la South London Gallery et au Palais de Tokyo.

 

Luca Rossi Dossi est né en 1988 à Lugano et travaille actuellement à Genève où il termine un master en arts visuels à la HEAD. Ses peintures ont été montrées à HIT et à LIYH à Genève, au centre d’art contemporain de Lacoux, au Kunsthernes Has de Oslo. Il est lauréat en 2018 du prix Jungkunst à Winterthur.

 

TABLE RONDE samedi 9 mars à 13:00
«Espace d’art dans l’espace public»

 

Dans le cadre du week-end Riponne-Tunnel en marge du processus participatif lancé par le Service d’urbanisme de la Ville de Lausanne pour le réaménagement des places de la Riponne et du Tunnel, Tunnel Tunnel propose une table ronde composée de membres du collectif, de Claire Dessimoz et de Simon Würsten pour discuter des rapports entre les activités d’un lieu d’exposition et son contexte géographique, en partant de l’exemple de Tunnel Tunnel et en abordant d’autres situations.

 

Claire Dessimoz (*1988) a une double formation en architecture et en danse contemporaine. Ses pièces ont été montrées notamment au Théâtre de l’Usine à Genève, au théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains, à l’Arsenic et au Printemps de Sévelin à Lausanne. En 2018, elle conçoit pour Tunnel Tunnel “UN LIEU“, consistant à la mise en place, la gestion et la promotion d’un espace ouvert durant six semaines et dédié aux échanges de compétences et de connaissances entre les utilisateurs.

 

Simon Würsten Marin (*1991) est un curateur et auteur basé à Zurich, Il a étudié l’histoire de l’art aux universités de Lausanne et Zurich et travaille actuellement comme assistant curateur à l’Institut d’art de l’Académie d’art et de Design de Bâle. Parmi ses récents projets, il est le curateur de Polymeric Lust à Display, Berlin (2018) et de Slow Slow Kinesis, une exposition duo de Brigham Baker et Marie Griesmar à DOC Paris (2018). En 2017, il a organisé The Tomb of the Unknown Soldier, une exposition individuelle d’Alex Turgeon à Tunnel Tunnel.

 

Vernissage le jeudi 7 mars à 19:00
Exposition du 7 mars au 20 avril 2019
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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07.12.18
26.01.19

THOMAS MOOR
MOONSHINE

07.12.18 – 26.01.19


En OFF du festival Les Urbaines, Tunnel Tunnel est heureux de vous inviter à l’exposition «Moonshine» de Thomas Moor.

 

A true cultural platform whose objective is to go beyond the specific disciplines of each of the present institutions in order to create an emulation and a spirit of the place with a strong appealing power
The meeting of many museums will form a new “arts district” located in the center of the city
A welcoming and open place for all the public, an important complementary program will be deployed to enrich this new urban space
The joint program will be both a showcase for museum activities, as well as a place to welcome, restore and relax
The facilities and the atmosphere of the place will emphasize the cultural character of the district
The services will also be shared by the institutions, including the bookshop / boutique, the documentation / library center, diversified catering spaces and audiences
With the support of its partners, the city and civil society actors: foundations, companies or individuals, it has already begun to materialize
The future
building that will house one of the main museum, designed by a renown architecture office has been under construction for a few years and will soon open its doors
fields have, by their very nature, a dialogue to conduct

 

Thomas Moor (*1988 in Aarau) is concerned with how ideas commodify, how markets generate traditions, how logistics create strategies and how language adapts. Rather than following one medium, he tries to vary and remain amateur with the materials he chooses. Here and then his work as an artist merges with curating or hosting.
He finished the MFA Workmaster at HEAD Geneva in 2018.

 

Une véritable plateforme culturelle dont l’objectif est de dépasser les disciplines propres à chacune des institutions présentes afin de créer une émulation et un esprit du lieu au fort pouvoir attractif
La réunion de plusieurs musées formera un nouveau « quartier des arts » situé au centre-ville
Lieu de vie accueillant et ouvert à tous les publics, un important programme complémentaire sera déployé afin d’enrichir ce nouvel espace urbain
Le programme commun sera à la fois une vitrine des activités muséales, de même qu’un lieu d’accueil, de restauration et de détente
Les aménagements et l’atmosphère des lieux souligneront le caractère culturel du quartier
Les différents services seront également partagés par toutes les institutions, notamment la librairie/bou- tique, le centre de documentation/bibliothèque, des espaces de restauration diversifiés ainsi que des auditoires
Le projet a déjà commencé à se concrétiser, grâce au soutien de ses partenaires, de la ville et de plusieurs acteurs de la société civile : fondations, entreprises ou particuliers
Le futur
édifice qui abritera un des principaux musées, conçu par un bureau d’architectes de renom, est en construction depuis quelques années et ouvrira bientôt ses portes
ces champs artistiques ont, par leur nature même, un dialogue à mener

 

Thomas Moor (*1988, Aarau) est intéressé par la façon dont les idées se marchandisent, dont les marchés génèrent des traditions, dont la logistique crée des stratégies et par la façon dont le langage s’y adapte. Plutôt que d’utiliser un médium, il essaie de les varier et de rester amateur avec les matériaux qu’il choisit. Ici et là, son travail en tant qu’artiste se confond avec celui de curation ou d’accueil.
Il est titulaire d’un Master en arts visuels Workmaster de la HEAD – Genève.

 

Vernissage de l’exposition vendredi 7 décembre à 19:30
Exposition du 7 décembre 2018 au 26 janvier 2019
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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14.09.18
28.10.18

AUDE RICHARDS & MINA SQUALLI-HOUSSAÏNI / CLAIRE DESSIMOZ
OUR CHIMERAS / UN LIEU

14.09.18 – 28.10.18


Aude Richards et Mina Squalli-Houssaïni

«Our Chimeras»

 

Our chimeras montre des formes souples et en disgrâce. Engageant des réflexions au sujet des représentations des corps à travers l’histoire, l’exposition invite les spectacteur·trice·s à repenser les manières dont ils ont été envisagés jusqu’alors.

 

Les stratégies plastiques des deux artistes dévoilent des postures fluides, polymorphiques, des esthétiques «immatures», sans forme figée. Une esthétique de l’ «immaturité», car les artistes s’intéressent à des références, à des matériaux et à un langage qui fait résistance à l’autoritarisme, qu’il soit institutionnel ou systémique. Les œuvres elles-mêmes revendiquent des codes visuels et référentiels souvent perçus comme «naïfs», «adolescents» ou «féminins», qu’il s’agit de se réapproprier. Our chimeras montre des techniques liées à l’univers du «craft», ce dernier s’inscrivant lui aussi dans une dynamique de résistance au sein du néolibéralisme globalisé.

 

Les deux artistes s’emparent de formes fracturées, rugueuses, volontairement instables et parfois douces. Refusant des postures monolithiques, l’enjeu est de se servir de l’immaturité pour délivrer des messages complexes, liés à des narrations diverses, qu’il s’agit encore de réinventer. Il semble qu’Aude Richards et Mina Squalli-Houssaïni se concentrent à reconstruire des mythes communs et singuliers.

Les corps des femmes (le corps des artistes femmes, comme les corps féminins lorsqu’ils sont représentés) sont trop souvent piégés dans une «histoire» – écrite majoritairement par des hommes – de soumission et d’impuissance. Ainsi, la déconstruction des paradigmes du corps paraît essentielle. Les pratiques d’Aude Richards et de Mina Squalli-Houssaïni changent, s’adaptent et trompent, car sous leurs allures se planquent des discours offensifs, des «alters» récits.

 

Aude Richards (*1990, Lausanne) crée des soft sculptures carnées et chevelues, anthropomorphiques et abstraites. Ses œuvres traduisent la multiplication des représentations. Les fragments qu’Aude Richards met en forme, évoquent des personnalités et des groupes tels que Joe Dallesandro, le collectif Dogtown Skateboarders, l’American Indian Movement, la communauté pré cybernétique du Whole Earth, la Cicciolina, Genesis Breyer P-Orridge & Cie. Ces idoles sans visage s’incrustent les unes dans les autres, elles finissent désintégrées aussi bien qu’incarnées.

 

Mina Squalli-Houssaïni (*1994, Lausanne) utilise des procédés « immatures » comme cheval de Troie. En effet, ses installations camouflent des armes, montrent des corps féminins; furent-ils une fois agressés, ils rétorquent. On se trouve alors face à des métaphores et des narrations coupantes, qui engagent de manière masquée la colère et la révolte.

 

Vernissage de l’exposition vendredi 14 septembre à 18:00
Exposition du 14 septembre au 28 octobre
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

 

 

Claire Dessimoz

«Un Lieu»

 

Claire Dessimoz invite. Elle reçoit. Elle donne les clés. Vous partagez ce que vous vous voulez. Vous demandez ce que vous voulez. Autour d’Un Lieu, la proposition s’oriente vers la transmission, l’envie d’apprendre, la participation collective et directe. Claire Dessimoz met à disposition Tunnel Tunnel pendant six semaines du 15 septembre au 31 octobre, pour partager vos compétences, vos savoirs et vos désirs de savoir.

 

Claire Dessimoz (*1988, Lausanne) est une artiste évoluant principalement en tant que chorégraphe et interprète de danse contemporaine. Elle travaille également avec des formes plus performatives – entre théâtre, corps, politique et art contemporain – abordant des questions liées à la réalité, aux transformations et aux perceptions sociales.

 

Plus d’infos et marche à suivre:
www.claire.dessimoz.org/tunneltunnel

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26.04.18
02.06.18

GINA PROENZA
L'AMI NATUREL

26.04.18 – 02.06.18


On regarde le sol en briques et on aperçoit un trou rectangulaire et sombre. Celui-ci permet l’accès à l’étage d’en-dessous. Des marches descendent et nous avec. Les pieds aggripés à l’escalier et les mains sur le rebord, à la limite entre le sol et le vide, on descend en tâtonnant du regard dans l’obscurité. La lumière s’allume, on identifie une Salle de bains définie par une douche — espace lavomatic — et des toilettes — espace politique.

 

On s’assoit sur le trône et nos pensées dérivent au gré de l’observation de notre esprit et d’une pile de livres qui subit l’humidité malgré son statut de conseillère du Roi. Le temps saute, chasse l’eau, et nous fait ressortir de notre trou. On remonte l’escalier, l’esprit fier de notre politique de bas étage. On se pavane, se croyant coq tandis que la cuisine observe bassement cette tête qui flotte au milieu du sol en se dandinant.

 

Un escalier en spirale nous toise du regard, on se reprend en main et se tenant à la rampe on monte, salle de bains-cuisine- voilà la Chambre. Ce troisième étage est clair, au dessus du brouillard, la météo annonce beau temps.

 

Cette chambre est dévisagée de fenêtres, au nombre de quatre, elles nous permettent de respirer, enfin. Vue sur mer, quel Beau Rivage; vue pignon sur rue, on est Continental; vue parking, on part en Fomule 1; vue entreprise on est d’Accord.

 

Gina Proenza (*1994) est diplômée de l’ECAL et fondatrice de l’espace indépendant Pazioli. Elle est lauréate du prix Helvetia remis à l’occasion de l’exposition Plattform 18 qui s’est tenue en janvier dernier à la Kunsthalle Langenthal. Elle vit et travaille entre Lausanne et Paris.

 

Vernissage de l’exposition jeudi 26 avril 2018 à 18:00
Exposition du 26 avril au 2 juin 2018
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00

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09.03.18
11.03.18

WAGES FOR WAGES AGAINST

09.03.18 – 11.03.18


Tunnel Tunnel et Wages For Wages Against (WFWA) ont le plaisir de vous inviter pour un weekend de discussions, conférence et workshops autour de la question du paiement des artistes et de la précarité dans le milieu de l’art.

 

Vendredi 9 mars, 19:00
Conférence de Joanna Figiel (UK) (en anglais)
Cette conférence donnera un aperçu des nombreux problèmes rencontrés par celles et ceux qui tentent de gagner leur vie, de poursuivre une carrière significative, ou simplement de survivre d’un travail artistique, culturel et créatif, en penchant sur l’histoire générale des mouvements, des idéologies et de la politique des travailleuse·eur·s de l’art, et sur des projets récents explorant et abordant ces questions.

 

Samedi 10 mars, 11:00-17:00
Workshop de Joanna Figiel (en anglais et français)
Sur inscription: Email

 

Nous discuterons des problématiques liées au travail précaire et la manière dont elles se manifestent et sont contestées dans le contexte même de l’art contemporain. Nous verrons comment les contraintes liées à la compétitivité et l’individualisme peuvent être remises en question et comment gérer nos attentes et nos ambitions personnelles face à la réalité du monde de l’art et son économie. Nous étudierons également les outils et stratégies que les travailleuse·eur·s de l’art utilisent lorsqu’elles ou ils souhaitent modifier localement leurs conditions de travail précaire, et quels sont leurs limites.

 

Joanna Figiel est doctorante au «Centre for Culture Policy Management» de l’Université de Londres. Ses recherches portent sur l’évolution des formes du travail, de la précarité et de la politique dans les secteurs créatifs et culturels. Elle a travaillé avec des groupes tels que le Forum des citoyens pour l’art contemporain en Pologne et Precarious Workers Brigade au Royaume-Uni, et collabore avec la Free/Slow University de Varsovie et le collectif ArtLeaks.

 

Dimanche 11 mars, 14:00-17:00
Workshop Anne Papilloud et Patrick Mangold (en français)
Sur inscription: Email

 

Présentation de différentes questions administratives et légales liées aux engagements comme salarié·e ou indépendant·e. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les contrats, les contrats en lien avec l’étranger, la prévoyance professionnelle, les cas de maladie ou d’accidents, les questions liées au chômage.

 

Anne Papilloud est secrétaire générale du Syndicat Suisse Romand du Spectacle (SSRS).
Patrick Mangold est avocat spécialiste en droit du travail dans le domaine artistique et danseur.

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31.01.18
03.03.18

DAMIÀN NAVARRO & BOUDA ETEMAD
MÄGENDORF

31.01.18 – 03.03.18


Si le point de départ de l’exposition fut la volonté de faire se rencontrer deux recherches issues de disciplines bien différentes (celle de l’artiste Damiàn Navarro et celle de l’historien économique Bouda Etemad), La Promesse, roman de Friedrich Dürrenmatt s’est imposée comme toile de fond à ces récits entrecroisés. Cette proposition procède par juxtapositions et stratifications, expérimentant ainsi une mise en perspective de chacune de ces approches. La promesse autour de laquelle se construit le roman de Dürrenmatt s’avère de prime abord impossible à honorer. Pourtant ce supposé échec (causé par un cocktail d’aléatoire, de temps et d’incompréhension) prendra une tournure riche et complexe dans la construction qu’il aura générée. C’est la découverte d’un dessin qui permet à l’intrigue de se dénouer partiellement: une forme induisant une hypothèse et une multitude d’interprétations.

 

Bouda Etemad (1949) Professeur d’histoire économique et sociale aux Universités de Lausanne et de Genève. Ses travaux portent pour l’essentiel sur l’expansion coloniale de l’Europe. Parmi ses publications, on citera: L’héritage ambigu de la colonisation. Economies, populations, sociétés, Armand Colin, Paris, 2012.

 

Damiàn Navarro (1983) mène depuis quelques années des expériences incertaines, aux apparences parfois absurdes et parodiques. Les notions d’accident, de malentendu, d’aléatoire et de contradiction sont quelques axes de prédilection de l’artiste. Il les utilise comme un cadre qui conditionne les résultats de ses recherches vers une esthétique de l’adaptation. Les situations d’exposition et les réalisations formelles qu’il développe, associent spéculations, contraintes et anecdotes par analogies et croisements. Les données manipulées proviennent de domaines de connaissance hétéroclites agencés sans hiérarchies dans un système de correspondances sémantiques et visuelles. A partir de jeux de lecture et de leurs ambiguïtés interprétatives, Damiàn Navarro élabore une recherche polymorphe qui simule le potentiel d’abstraction d’un contenu codé ou verrouillé.

 

Vernissage de l’exposition mercredi 31 janvier à 18:00

Exposition du 31 janvier au 3 mars 2018

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00


01.12.17
20.01.18

MATTHIAS SOHR
PUBLIC SCIENCE

01.12.17 – 20.01.18


En off du festival Les Urbaines, Tunnel Tunnel est heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition de Matthias Sohr:

 

«Public Science»

 

Dans l’exposition «Public Science», Matthias Sohr rend compte des signes tangibles qui se dessinent dans nos villes et nos espaces quotidiens, sans que nous y prêtions attention et pourtant dans un dialogue constant avec nos corps. Ses sculptures — qu’il s’agisse d’accoudoirs, de structures de salle d’eau ou de marquages au sol — rejouent des formes et des reliefs aussi bien présents dans l’histoire de l’art que dans la rue, et ayant ainsi intégré notre quotidien au prix d’une assimilation presque inconsciente. Matthias Sohr rejoue ces formes et ces matières dans l’espace d’exposition, et re-sensibilise ainsi l’attention visuelle et l’engagement du corps du regardeur au travers de ses œuvres.

 

Matthias Sohr est né en 1980 à Düsseldorf. Il vit et travaille à Lausanne.

 

Cet événement est soutenu par AktiFlex, Sunrise Médical Switzerland et REC Bauelemente.

 

Vernissage de l’exposition vendredi 1er décembre à 19:00
Exposition du 1er décembre au 20 janvier 2018
Ouverture les samedis de 11:00 à 14:00
Off des Urbaines samedi 2 et 3 décembre de 11:00 à 18:00

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21.10.17
18.11.17

ALEX TURGEON CURATED BY SIMON WÜRTSEN
THE TOMB OF THE UNKNOWN SOLDIER

21.10.17 – 18.11.17


Tunnel Tunnel est heureux de vous inviter au vernissage de la première exposition solo en Suisse d’Alex Turgeon conçue par Simon Würsten:

 

«The Tomb of the Unknown Soldier»

 

The Tomb of the Unknown Soldier («La tombe du soldat inconnu») cherche à rendre tangibles les manifestations de la mélancolie et de la nostalgie dans la culture populaire. L’exposition s’articule autour du motif de la rose bleue, une métaphore qui combine la couleur de la dépression – telle que dans l’expression «avoir le blues» – avec la double symbolique du romantisme et de la tromperie, dans la mesure où les roses bleues n’existent pas à l’état naturel et doivent être teintes artificiellement. À la manière d’une charade, Alex Turgeon élabore grâce à ce motif un réseau sémiotique qui explore les représentations ordinaires de l’amour et de la perte ainsi que la dramatisation fictive du désespoir romantique. En résulte une représentation de la peine non seulement comme un sentiment individuel de nostalgie, abandon et chagrin, mais également comme la construction kitsch d’une identité collective. À cet égard, le «soldat inconnu» incarne le statut ambigu d’objet anonyme d’un deuil communautaire. Tout comme la rose bleue est une création artificielle, le sépulcre du soldat fonctionne comme le vecteur théâtral d’une mythologie commune. L’espace d’exposition prend ainsi la forme d’un mausolée urbain brut dont la façade vitrée devient l’expression littérale de l’état de désespoir d’un édifice en ruine. L’exposition d’Alex Turgeon se présente comme un patchwork de fragments trouvés, qui sont autant de références stéréotypées à la mélancolie, tout en caractérisant simultanément le fantasme romantique d’une figure héroïque.

 

Alex Turgeon est né en 1988 à Halifax au Canada. Il vit et travaille à Berlin.

 

Simon Würsten est né à Lausanne en 1991. Il vit et travaille entre Zurich et Bâle.

 

Vernissage de l’exposition samedi 21 octobre à 18:00

Exposition du 21 octobre au 18 novembre 2017

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

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12.09.17
14.10.17

ZOÉ CORNELIUS
PURGER LES RADIATEURS

12.09.17 – 14.10.17


Tunnel Tunnel est heureux d’ouvrir la saison avec la première exposition personnelle de Zoé Cornelius:
 

«Purger les radiateurs»

 

Entre-temps une pub: j’ai toujours voulu que mon chez moi soit entièrement protégé. Ah oui? mais vous avez peur de quoi exactement? De la malédiction d’être Homme peut-être. De l’incapacité de nous autres à savoir quelle forme prendra ce Dieu à venir? Si le ventre parle à travers la bouche, qui parle au travers de nous?

 

A Tunnel Tunnel, pour sa première exposition solo, le travail de la jeune artiste se déploie dans les espaces disjoints formés par l’architecture, en écho à la place sur laquelle se situe le bâtiment. Morcelées – tout comme les pièces des bouchers qui peuplaient autrefois le marché du Tunnel — mais mues par un même besoin chimérique, les œuvres prennent sens dans l’espace avec lequel l’artiste joue habilement.

 

Diplômée du bachelor en arts visuels de l’ECAL (2017), Zoé Cornelius exerce une pratique multiple: vidéo, sculpture, installation et performance.

 

Vernissage de l’exposition mardi 12 septembre à 18:00

Exposition du 12 septembre au 14 octobre 2017

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

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06.06.17
08.06.17

GRÉGOIRE BOLAY
COMPROMIS

06.06.17 – 08.06.17


Pour sa dernière exposition de la saison, Tunnel Tunnel présente une exposition de Grégoire Bolay:

 

«Compromis»

 

Grégoire Bolay (Genève 1986), vit à Rivaz, travaille à Lausanne, diplômé de l’ECAL en 2013, peintre et plasticien, co-fondateur de Silicon Malley en 2015.

 

Vernissage de l’exposition jeudi 8 juin à 19:00

suivit de Assy Sweat Playlist, Vinyl Club à 22:00

Exposition du 6 au 8 juin 2017

Ouverture du 6 au 8 juin de 10:00 à 20:00

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06.04.17
03.05.17

CAROLINE BACHMANN & ZARA IDELSON
HANGING AROUND

06.04.17 – 03.05.17


Tunnel Tunnel est ravi de vous présenter une exposition de peintures de Caroline Bachmann et Zara Idelson:

 

«Hanging around»

 

De loin, tout semble les séparer.

Mais l’invitation à flâner que propose les deux peintres offre rapidement des rapprochements singuliers. Une complicité inattendue s’établit dans un système complexe qui se reconfigure sans cesse, réprouvant les réflexes binaires de classification.

S’instaure avec délicatesse une syntaxe critique et mouvante, où les différences s’enrichissent mutuellement.

 

Une collaboration exclusive se déploie sur les vitres de l’ancien guichet des transports lausannois, un lettrage anthropomorphe réalisé avec une technique picturale élaborée par les deux artistes.

 

Caroline Bachmann (1963) vit et travaille à Cully.

Zara Idelson (1987) vit et travaille à Genève.

 

Vernissage de l’exposition jeudi 6 avril à 19:00

Exposition du 8 avril au 27 mai 2017

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

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24.02.17
01.04.17

JEAN-CHRISTOPHE HUGUENIN & MICHAEL SCHMID
VERY VERY CIRCUS

24.02.17 – 01.04.17


Tunnel Tunnel est heureux de présenter une exposition personnelle de Jean-Christophe Huguenin.

 

«Very very circus»

 

Jean-Christophe Huguenin pratique un art coloré et épuré qu’il insert habilement dans l’espace. Un vocabulaire festif et pop agencé avec une grammaire minimale. S’il semble avoir intégré la composition numéro 10 de La Monte Young —Tracer une ligne droite et la suivre— l’apparente linéarité est perturbée par une infinité de petites ruptures. Comme si la-dite ligne était soumise à un paradoxe de Xénon. Le caillou dans la chaussure, c’est l’apparent potentiel performatif d’un objet ou la réminiscence d’un rituel collectif. La ligne est claire mais ce qu’elle circonscrit convoque l’irrationnelle ou le déraisonnable. La distorsion maniériste du modèle minimal s’opère aussi par le dessin. Ou par les dessins, produits au quotidien et dont de nouvelles séquences se déploient dans de nombreux cahiers élaborés par l’artiste.

 

Outre l’artiste, c’est aussi le membre actif de la scène culturelle lausannoise qui est invité. Co-fondateur avec Tatiana Rhis, Maud Constantin et Philippe Daerendinger de «Curtat Tunnel», Jean-Christophe Huguenin a également pris part à plusieurs projets musicaux (Vague DJ’s, Velma, Hélas) et notamment oeuvré en collectif avec Aloïs Godinat et Denis Savary (Cyclone).

 

En conversation, Tunnel Tunnel invite le musicien Michael Schmid à animer un workshop avec des participants locaux autour de son projet Breathcore, une chorale de souffle qui se produira le soir du vernissage.

 

«Breathcore»

 

A travers la pratique du souffle, le choeur Breathcore explore différents modes de collectivité. Le souffle est une puissance humaine dotée d’un large spectre de caractéristiques tactiles, soniques et vibratoires. Les participants au Breathcore, en laissant résonner leur souffle, déploient tout un paysage sonore fait de vaporisations respiratoires. Leurs «signatures soufflées», à peine détectables individuellement, travaillent en interaction pour créer une atmosphère de présences diffuses. Le Breathcore joue sans chef d’orchestre, sans partition, et varie sans cesse ses formats et ses modes de représentation.

 

Michael Schmid est un musicien et flûtiste spécialisé dans la musique contemporaine expérimentale. Il fait partie de l’Ensemble «Ictus» et collabore fréquemment avec le «European New Music Ensembles» en tant que chambriste et soliste. Parallèlement à ses activités de flûtiste, Michael interprète des pièces de poésie concrète, crée des installations et pièces sonores. Il a un profond intérêt pour la politique et la transmission des processus de création musicale.

 

Vernissage de l’exposition vendredi 24 février à 19:00

suivit du concert «Breathcore» à 21:30

Exposition du 24 février au 1 avril 2017

Ouverture le samedi de 10:00 à 14:00

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02.12.16
03.12.16

RENATO ZÜLLI & LES URBAINES
LE ZÜLLI BAR

02.12.16 – 03.12.16


En off du festival Les Urbaines, l’artiste Renato Zülli propose un dispositif à cocktail dans l’espace Tunnel Tunnel:

 

«Le Zülli Bar»

 

Avec un accompagnement sonore réalisé par les artistes des Urbaines
Ouverture le 2 et 3 décembre de 18:00 à 24:00


20.10.16
10.11.16

CLARA SAITO & LES INDOCILES
GUÉRILLÈRES ET NÉCESSITÉ D'EXCÈS

20.10.16 – 10.11.16


Tunnel Tunnel est heureux de vous inviter au premier vernissage de la saison:

 

«Guérillères et nécessité d’excès»

 

«Ce n’est qu’une illusion mais j’en ai des frissons d’admiration: cette sensation de tenir le coeur battant de quelqu’un d’autre dans le creux de ma main. La première fois que ça m’est arrivé, j’étais défoncée et en train de suivre les instructions concises d’un pédé totalement dépravé persuadé que ce serait tordant de voir ma tête quand j’aurais enfilé ma main entière dans son trou du cul. Pat Califia Sluts in Utopia the Future of Radical Sex».

 

Pour sa réouverture après la pause estivale, Tunnel Tunnel invite la jeune performeuse Clara Saito. Née en 1988 au Brésil et ayant passé sa jeunesse à Yverdon-les-Bains (CH/NL/BR) elle est récemment diplômée de la School for New Dance Development (SNDO) d’Amsterdam. Danseuse, elle décide de se concentrer sur les façons de casser ses conceptions acquises dans cette pratique, de questionner le corps et l’esprit dans l’acte de danse. En dehors de son travail avec les chorégraphes, elle explore et observe les comportements de groupe à travers la violence, la révolution et le divertissement. Elle est également connue pour performer en tant que «Kurt Dickriot», son alter ego sur la scène queer d’Amsterdam. Pour son intervention à Tunnel Tunnel, elle présentera une série de films issus de son travail intitulé «Diva» au cours duquel elle s’est mise, durant trente jours et de façon radicale, dans la peau d’un chien.

 

L’association Les Indociles a pour but de lutter contre différentes formes de discrimination ainsi que d’aborder des questions sociales cruciales par l’organisation d’événements culturels et par des actions politiques. Tunnel Tunnel les invite librement à investir l’espace pour une conférence revisitée qui fera écho aux performances de Clara Saito. Avec Hélène Bessero, Djemila Carron, Julia Taramarcaz, Emilie Bender, Eleonore Varone

 

«Diva» une performance de Clara Saito le 20 octobre à 20:00

«Territoires» une conférence des Indociles le 10 novembre à 20:00

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21.05.16
10.06.16

LUCA FRANCESCONI
CAMMINARE LA TERRA

21.05.16 – 10.06.16


Tunnel Tunnel invite l’artiste italien Luca Francesconi. L’exposition interroge la notion de terroir et le rythme des saisons:

 

«Camminare la Terra»

 

À la fois contemplative et politique, la réfléxion de l’artiste fait écho au jardin cultivé dans l’ancien guichet du lieu.

 

Marcher la terre

 

Si tu avais parcouru la terre aujourd’hui tu serais encore vivant, mais en fin de compte, tu l’étais aussi lorsque tu respirais ?

 

Il y a des fleuves noirs. Celui qui traverse la ville est sombre de tous les morts animés, de leur petites vies, ascorbates et urines, E303 et E220, qui stagnent enfin scellés dans de petites collines artificielles, déchargées — qui espèrent que le monde les reprennent et qui confondent ce qui est caché et inerte.

 

Un autre chemin d’eau noire est le ruisseau qui rejoint le ventre de la terre, que toi, stupide, tu observes sourdre à l’ombre du pont. Ses eaux sombres sont pleines de poussières schisteuses, gargouillantes de diversités biotiques.

 

Elles formeront de nouvelles montagnes en se joignant au terrain, des nouveaux univers de terroir, uniques. Les poussières de roche ruisselantes sont chargées de puissance pour les vivants encore affamés.

 

Pour les connaisseurs qui savent distinguer le vin qui possède tout la verticalité de la pierre à fusil, l’insistance terreuse des cailloux par terre, de l’ignoble, grasse stupidité des vins sans acidités, fils uniquement de drageons et de tamiers.

 

Il y a quelques temps, lors d’une dégustation de vins de Josko Gravner, un sommelier a lu un texte de Luigi Veronelli, sur le célèbre producteur frioulan. Au sujet d’un commentaire: plusieurs années auparavant, le consortium pour la tutelle des vins autochtones, aux frontières de la Slovénie, avait exclu le producteur parce qu’il les jugeait non idoines : trop riches en couleur.

 

Vernonelli prétendait, précisément, que le millésime ’99 de Gravner ne fut pas admise pour l’appellation ‘Collio’ parce que tous les vins des autres producteurs n’étaient pas ‘Collio’ et que pour comprendre son vin, nous aurions dû marcher la terre.

 

Voici notre situation : non ne mangeons plus des Brochets, Carpes, Tanches ou Perches ‘parce qu’ils ont trop le goût de poisson’, on élève le Pangasius parce que sa chair est neutre. Nous n’acceptons plus les fromages typés, nous préférons les portions de salades prélavées. Nombreux sont ceux qui se nourrissent de viande recomposée des hamburgers.Sans avoir ‘marché la terre’ on ne peut plus manger.

 

Appréciant le goût de rien, obéissant aux lois lobotomisantes qui imposent des environnements de plus en plus aseptisés sous prétexte d’hygiène.

 

Dans une tel environnement, le vin ne peut pas fermenter, les levures et les bactéries lactiques dans le moût du vin ont besoin d’une constance biotique, une particularité que seul le temps peut pourvoir à l’environnement de la cave, en la colonisant.

 

Des souches de levures indigènes, pour le vin ou autres, sont responsables de la qualité du produit. En l’homologuant, en la sélectionnant en laboratoire, on détruit l’unicité, en brevetant le goût. En tuant les bactéries, on tue les personnes. En tuant les levures, en suivant des ‘protocoles sanitaires’, on normalise notre flore bactérienne, sans nous en rendre compte nous la soumettons à la loi, aux règles de l’état. La bureaucratie n’aura jamais mon intestin.

 

Vagabonder dans un supermarché, c’est marcher la terre.

 

Luca Francesconi (traduit de l’italien)

 

Luca Francesconi est né en 1979 à Mantoue. Il vit à Milan et Paris.

 

Vernissage de l’exposition le 21 mai à 18:00

Exposition du 21 mai au 10 juin 2016

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

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18.02.16
19.03.16

GIULIA ESSYAD & MAX DASHÙ
HERSTORY

18.02.16 – 19.03.16


Après Hunter et Immortality, Tunnel Tunnel invite la jeune artiste Giulia Essyad pour sa troisième exposition solo:

 

«Herstory»

 

En 2016, au coeur de l’essoufflement du patriarcat et donc du capitalisme, Essyad nous propose une étude profonde sur l’histoire des femmes (Herstory) qui a été oubliée à l’école – et plus largement dans la culture occidentale; elle invite Max Dashù, historienne féministe américaine, fondatrice en 1970 de Suppressed Histories Archives. Spécialisée dans l’histoire des femmes sur notre planète, Dashù présentera sa conférence:

 

«Patriarcats: systèmes de domination – perspectives globales de l’oppression des femmes»

 

Une conférence en français partant des fondements du patriarcat pour mieux comprendre notre civilisation et l’état du monde actuel.

 

Un choix de livres de Giulia Essyad intègre son exposition  et devient matière à de nouveaux échanges et à la possibilité de photocopier certains passages.

 

Conférence de Max Dashù le 18 février à 20:30

Ouverture de la bibliothèque du 2 mars au 19 mars 2016, du mercredi au samedi de 15:00 à 18:00

 

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21.01.16
23.02.16

ELLE & ANTELIO
& GINA FOLLY

21.01.16 – 23.02.16


Elle&Antélio (Kathy Alliou et Estelle Bénazet) donnent voix et corps à une chronique nommée le «Trou du lapin». Pour Tunnel Tunnel, elles ont accepté d’élargir et amplifier cette chronique pour la faire dialoguer avec un dispositif de Gina Folly. L’installation de l’artiste suisse est spécifiquement conçue pour accueillir cette conversation qui a pour titre: «Que va-t-on devenir sans la mémoire de toutes les caresses que l’on a reçues?»

 

Vernissage le 21 janvier à 19:00

Exposition du 21 janvier au 23 février 2016

Ouverture le samedi de 11:00 à 14:00

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